Je ne suis pas très partisanne de l’isolation du poulailler, et cela pour plusieurs raisons. 

Tout d’abord, les poules supportent bien le froid. 

Les poules n’apprécient guère l’humidité mais ne sont pas frileuses. Rassurez-vous, les volailles – hormis les races d’ornement peu rustiques – suppor­tent généralement mieux le froid que la chaleur estivale. Inutile donc de surchauffer le poulailler, d’en fermer toutes les ouvertures, ou de les gaver d’aliments gras.  

Pour affronter les basses températures, les poules disposent de parades efficaces : 

Elles ont une température corporelle, élevée (comprise entre 40 et 42 °C), un plumage refait à neuf après la mue qui leur assure une bonne isolation thermique (leur manteau de plumes retient la chaleur du corps en piégeant l’air chaud près de la peau), une réserve de graisse sous-épidermique qui leur fournit une isolation supplé­mentaire et de l’énergie par temps froid quand les demandes métaboliques sont élevées.

Une isolation peut permettre à divers prédateurs (rats, souris, loirs, fouines…) d’y établir domicile et aux dangereux poux rouges de s’y installer et devenir inaccessibles à vos traitements. 

De nombreuses options s’offrent à vous pour le poulailler : 

  • par exemple, une ancienne grange ou ancienne écurie peut être aménagée avec profit; c’est une option peu onéreuse mais il n’est pas toujours possible de disposer de tels bâtiments ; 
  • de même un simple abri de jardin — existant ou acheté — aménagé peut faire l’affaire. 

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